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UNE RENTREE SOCIALE SOUS TENSION

Le premier sinistre persiste et signe... son bon de sortie ! D’un ton docte et ampoulé, il appelle à la "responsabilité". Les discours des uns des autres tendent à nous culpabiliser sur l’endettement de la France. Le ministre de l’enseignement supérieur tente ainsi d’apeurer "vox populi" en expliquant doctement que chaque français devrait 45 000 € pour rembourser le déficit de l’Etat. Nous serions en état de "surendettement"....

En premier lieu, il convient de rappeler que le surendettement concerne les particuliers. Certes nous avons un déficit représentant 113% du PIB. Petit rappel : les Etats-Unis sont à 123 %, le Japon à plus de 260%. Est ce que pour autant on parle de surendettement pour ces états ? Bizarre non ? Nous subissons les taux de prélèvements les plus importants, plus de 45%, un déficit de 5,8% du PIB. Il y a sans doute des choses à revoir par exemple : niches fiscales inutiles, 88 milliards d’Euros, fraude à la TVA 15 milliards d’euros, agence d’état fantôme, 77 milliards...Il est donc clair que l’on ne se concentre pas sur ce qui devrait être fait.

Concernant les 45 000 € dont tous les citoyens sont redevables la CGT FINANCES PUBLIQUES lui répondons ceci : en premier lieu et comme tout agent de la DGFIP, nous sommes avons des obligations déontologique et notamment la probité qui font que nous sommes astreint à une obligation de respect de nos obligations fiscales et à une obligation d’exemplarité. A ce titre aucun d’entre nous ne se sent donc responsable d’un déficit que des gouvernements successifs ont contribué à créer, gonfler et entretenir. ll est facile de parler de déficit quand nous savons que la fraude sociale et fiscale coûte à l’Etat entre 80 à 110 milliards d’euros annuels. Au lieu de proposer la suppression de poste qu’attendez-vous donc pour renforcer les effectifs du contrôle ? Et ce n’est les 1 500 postes créés qui compenseront les 15 000 emplois supprimés dans la sphère du contrôle.

Quand on réduit de manière systématique les recettes de l’Etat en supprimant des impôts, en faisant des cadeaux à ceux qui en tout état de cause, n’en ont pas besoin, on contribue à creuser ce déficit. Fort heureusement pour nous simple quidam, aucun d’entre nous ne gère son budget avec la même incurie que ceux qui se sont succédé aux commande budgétaire ; autrement nous serions tous à la soupe populaire.

Une loi de programmation militaire fixant à 413 milliards entre 2024 et 2030 les dépenses militaires, si vous ne savez pas ou trouver le budget, nous vous invitons à y regarder de plus près...ou à changer de lunettes : votre vision centriste semble ne plus être en capacité de régler la distance focale pour apprécier les données comptables de l’Etat.

La responsabilité commence lorsque l’on est capable d’éclairer ces actions et de faire quand c’est nécessaire, une autocritique. Rejeter sur les mêmes et ce depuis des années, les conséquences des inactions des uns et des autres, est un comportement infantile.

On attend bien mieux de ceux qui nous gouvernent.

Article publié le 27 août 2025.


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