vous êtes ici : accueil > VIE DE L’AGENT > Conditions de vie au travail

REPUTATION INTERNATIONALE ...

Le journal espagnol "EL PAIS" vient de publier, dans la rubrique internationale, un article relatif à la DGFIP.

Il ne s’agit pas au cas d’espèce de vanter les mérites professionnels des agent-es de la DGFIP, mais de se faire l’écho de la vague de suicide qui touche la DGFIP : 13 suicides et 8 tentatives à l’instar de la presse écrite : Le Monde, Le Point, l’Humanité, le Figaro, Libération, Ouest-France et les chaînes d’information permanente comme BFM et France-Info...

À longueur d’instance, et ce, depuis des années, nous nous faisons l’écho du mal-être grandissant des services qui accompagnent les vagues de restructurations, de suppressions, de fusions de service.

Certes, les causes des suicides sont multifactorielles. Cependant, 21 actes suicidaires sur une période de six mois sont démonstratifs d’un malaise grandissant auquel il convient d’apporter de vraies réponses. Amélie VERDIER a demandé à ce que quel que soit le lieu de l’acte, une enquête soit diligentée afin d’éclairer les motifs du passage à l’acte et son éventuelle imputation professionnelle.

En cela, elle se soumet à une jurisprudence de la Cour de cassation

https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000045652505?isSuggest=true

Qui reconnaît l’imputabilité professionnelle à un acte suicidaire commis par un salarié à son domicile.

S’il faut saluer cette attitude, celle-ci tranche avec celle du ministre de l’Économie, Eric LOMBARD, qui, devant la commission des finances affirmait ainsi : "C’est une situation que nous suivons de près, mais je considère que celle-ci est sans rapport avec une question d’organisation, de charge de travail ou de gestion."

Il est vrai que du haut de la tour d’ivoire, le paysage apparaît beaucoup plus verdoyant que la réalité du terrain.

Article publié le 11 juillet 2025.


Politique de confidentialité. Site réalisé en interne et propulsé par SPIP.